11.01.2008
100 joueurs!
Ca y'est on est cent! du moins c'est le nombre de certificat de fin de capmps que les jungles crows ont dilivre aux joueurs d'ashalayam,
voila les photos des joueurs!

15:23 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
article dans le midi olympique cette semaine!
On est tres fiers de vous presenter "nous" dans le Midol, LE journal du rugby C'est une verritable reconnaissance!
merci a Helena Tagnier pour l'article et a toute l'equipe du midol pour cette mise en valeur des projets des JUNGLES CROWS, d'ASHALAYAM et de FUTURE HOPE,
et au passage, happy new year to all, and best wishes!
11:52 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2007
interview de Father Mathew George par ASF
Père Mathew George, l'amour en actions
Le 01/11/2007
Thème : Portrait
Pour le Père Mathew George, docteur en théologie, enseignant de formation, nul doute que l'évangile ne pouvait rester lettre morte. Après de longues années consacrées à l'enseignement, une vocation impérieuse l'a conduit à servir la cause des enfants des rues en rejoignant Ashalayam. Portrait d'un missionnaire de l'amour.
Ashalayam existe depuis 22 ans, quelle est la raison de votre engagement au côté des enfants ?
Je suis professeur de formation. J'ai fait un doctorat en théologie en Inde, puis j’ai enseigné pendant 14 ans. Après cette période, j’ai senti que j’avais besoin de changer de vie, je souhaitais travailler auprès des enfants. Déjà, en tant que professeur, je m’investissais dans des programmes pour les enfants en difficulté. J’ai donc demandé à mes supérieurs de me donner la chance d’aller travailler avec les enfants des rues de Calcutta. En 2004, je suis donc devenu assistant du directeur de Don Bosco Ashalayam. A la fin de sa mission en 2005, on m’a proposé de devenir directeur et j'ai accepté la mission qui m'a été confié. J’appartiens à la congrégation de Don Bosco, les Salésiens et nous avons beaucoup d’activités à Calcutta, mais je désirais profondément être avec les enfants.
Qu’est ce que ça vous fait d’avoir un véritable fan club en France, comme une pop star ?
(Rires...)
Non, je ne pense pas que les gens s’intéressent à moi en tant que particulier ou directeur d’Ashalayam mais aux enfants. Les gens s’intéressent a ce qui arrive aux enfants. Nous avons rencontré ces dernières semaines tellement d’amis, de gens qui les parrainent depuis des années, des entreprises qui nous aident, et qui sont contents de nous voir. Je suis heureux de voir toute l’attention qui leur est portée. Les enfants doivent toujours -il insiste - être au centre des préoccupations. Ces jeunes venus pour la coupe du monde de rugby sont les preuves concrètes de ce qui est et peut être fait pour les enfants des rues avec le soutien de tous.
Pouvez vous nous expliquer ce que sont les critères de l’exclusion sociale en Inde ?
En Inde, cette question est très complexe, liée à l’existence des castes, par lesquelles des gens peuvent être discriminés pour leur origine, leur naissance. C’est un des problèmes des plus sensibles de l’Inde. Par-dessus tout, la situation économique peut expliquer l’exclusion, nous sommes 1 milliard et 200 millions de personnes sont considérées comme pauvres. La question politique peut expliquer également l’exclusion, car elle contrôle l’économie.
Les agriculteurs par exemple perdent également leurs terrains qui sont rachetés par les industriels et arrivent en ville où ils ont beaucoup de problèmes et sont très pauvres. Après 4 ans à Calcutta, je me rends compte que le nombre d’enfants victimes de ce problème d’exode rural est significatif.
Beaucoup de choses s’améliorent en Inde, nous progressons beaucoup mais le bénéfice de ce progrès est encore très mal réparti. Les gens doivent prendre conscience qu’il faut faire quelque chose pour les exclus et les plus pauvres. Il faut faire changer les consciences, à l’image de la fin de la ségrégation aux Etats-Unis ou de l’apartheid en Afrique du Sud.
Certains états d’Inde sont moins désavantagés comme le Penjab où les gens travaillent beaucoup ou encore au Kerala où 100% de la population sait lire et écrire. L’éducation est donc la solution à tous ces soucis, le salut passera par l’éducation. Le Bihar est par exemple l’état le plus pauvre d’Inde bien qu’étant celui dont les ressources naturelles sont les plus importantes.
Comment expliquez-vous le fait que de plus en plus de gens dans le monde prennent conscience du problème des enfants des rues et s’investissent pour les aider ?
Dans toutes les sociétés humaines, les enfants ont été au centre des préoccupations, je me rends compte que cette conscience grandit, en Europe par exemple de plus en plus de consommateurs ou d’entreprises refusent les produits faits par des enfants. Les gens prennent conscience du travail des enfants. Dans des pays comme l’Inde, le problème du travail des enfants est très important et nous devons y trouver des solutions. Les causes de ce problème sont économiques et sociales. Il est donc important que les gens prennent conscience de ces problèmes et de la cause des enfants des rues.
Quelle est leur réaction quand ils se rendent compte qu’à des milliers de kilomètres de chez eux des gens s’investissent pour eux et donnent beaucoup ?
Ils apprennent beaucoup, ils ne se rendaient pas compte. Ils ont surtout découvert que beaucoup des gens qui nous aident, comme à Ateliers Sans Frontières ne sont pas les gens les plus aisés en France, mais font de grands sacrifices pour eux et donnent beaucoup de leur temps. C’est un très bon enseignement pour ces jeunes. Ils sont maintenant conscients qu’ils doivent faire très attention à prendre un grand soin du matériel qui leur est confié, de leurs vêtements et de leurs foyers. Cette expérience va leur donner une très bonne discipline pour leur vie future.
Le tourisme prend de plus en plus d’importance en Inde, pensez vous que ce phénomène puisse avoir un effet négatif sur le pays ? Avez-vous un message à divulguer aux personnes qui se rendent en Inde ?
Les entreprises sont de plus en plus concernées par les questions sociales, les entreprises s’installent, construisent de nouvelles usines et bureaux et s’impliquent dans le secteur social. Je pense que c’est primordial qu’elles s’intéressent aux enfants des rues, les enfants sont l’avenir de la société et sont aussi les plus vulnérables, leur donner une protection, c’est éviter de les perdre pour toujours, et les entreprises ont un rôle à jouer dans la construction de cette protection.
L’histoire entre Ashalayam et Ateliers Sans Frontières a commencé avant votre arrivée à Calcutta, quel est votre sentiment sur ce lien entre nos deux associations ?
Quand vos équipes viennent construire des infrastructures sportives ou informatiques dans nos foyers, je réalise que les enfants apprennent et s’enrichissent énormément au contact des bénévoles grâce au mélange des cultures et à la découverte de personnes aux origines différentes. Les bénévoles sont toujours accueillis avec joie, enthousiasme, et sont appréciés bien après leur départ ! Les enfants sont toujours à la recherche d’amour, d’attention, de quelqu’un pour prendre soin d’eux. Et je pense que cette expérience est à ce titre très bénéfique pour les enfants d’Ashalayam comme pour les bénévoles d’Ateliers Sans Frontières. Les départs sont toujours pleins d’émotions. Je suis donc très heureux de travailler avec Ateliers Sans Frontières.
Les enfants ont-ils conscience qu’ils aident à leur manière les bénévoles d’Ateliers Sans Frontières durant les chantiers ? Savent-ils ce qu’est Ateliers Sans Frontières ?
Non, ils ne savent pas que les personnes qui viennent sont socialement en difficulté. Ils ne portent pas d’intérêt à cette question. Ainsi, l’amour, l’attention, le temps, les jeux sont tout aussi importants pour nous que les constructions, même si nous avons bien entendu besoin de ces outils pour le sport et l’informatique. Les plus grands comprennent l’action d’Ateliers Sans Frontières et savent quelle est sa mission, les plus petits non. Ils savent que les ordinateurs viennent de France, mais n’en savent pas plus !
Avez-vous des projets liés à la France prochainement ?
Une équipe va venir en décembre, par ailleurs nous allons mettre en place beaucoup de choses pour le développement du sport à Ashalayam, et des entreprises françaises vont nous y aider. Un coordinateur des sports va être nommé pour mener à bien ces objectifs.
Etes-vous satisfait des résultats de l’équipe ? Quand pensez-vous qu’ils pourront rencontrer les All Blacks ou l’Equipe de France ?
(Rires...)
L’équipe de rugby d’Ashalayam n’a pas pour but d’en faire des professionnels, c’est une passion pour eux, qu’ils pourront poursuivre quand ils travailleront, auront une famille. Mais c’est un excellent outil pour l’éducation et l’épanouissement des jeunes et l’équipe est une des meilleures de Calcutta. Nous allons maintenant ouvrir le sport à plus de bénéficiaires, et notamment aux filles.
www.ateliersansfrontieres.org
www.ashalayam.org
- Ateliers Sans Frontières -
17 rue du moulin bateau - 94380 Bonneuil sur Marne - tel: 01.56.71.28.28
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